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La Victoire de Samothrace : un chef-d’œuvre à redécouvrir

Posté le 30 mars 2015 par Nicolas dans

Victoire de Samothrace
La statue hellénistique vedette du musée du Louvre s’offre à nouveau au regard des visiteurs. Celle-ci est accompagnée d’une exposition temporaire jusqu’au 15 juin 2015.

Le retour de la Victoire de Samothrace

Posée en majesté en haut de l’imposant escalier Daru, l’une des trois stars du musée du Louvre a enfin retrouvé la place qui était la sienne. La Victoire de Samothrace obtient en effet la préférence des visiteurs, première ex-aequo avec la Joconde et la Vénus de Milo. La rénovation de cette statue haute de 5,57 mètres s’est échelonnée sur dix mois. De par sa silhouette spectaculaire composée de 200 blocs de marbre blancs de Paros pour un poids de près de 30 tonnes, la belle ailée a été à l’origine d’un chantier d’envergure où se sont côtoyés les spécialistes du monde entier.

« Niké », une déesse devenue orpheline

Comme son nom l’indique, la Victoire de Samothrace représenterait une victoire ailée. Mais tout aussi surprenant que cela puisse paraître, Samothrace ne désigne pas le nom de son sculpteur. C’est en réalité le nom de l’île où la déesse de marbre blanc a été découverte. Le doute persiste encore aujourd’hui sur l’auteur de cette sculpture grecque antique, mais les spécialistes s’accordent pour mettre en avant des similitudes de génie avec le Grand autel de Pergame, dont l’auteur reste, lui aussi, inconnu.

L’exposition « La Victoire de Samothrace : redécouvrir un chef d’œuvre »

Le musée consacre jusqu’au 15 juin 2015 une exposition pour redécouvrir ce chef-d’œuvre hellénistique datant du IIe siècle avant J.-C. La vedette avait perdu de sa superbe, exposée aux courants d’air depuis 130 ans, mais elle a aujourd’hui revêtu son habit de lumière. Le public pourra ainsi comprendre l’histoire de cette femme qui représente la déesse de la Victoire se posant sur l’avant d’un navire, mais aussi les tenants et les aboutissants des différentes phases de restaurations. Découverte en 1863 par Charles Champoiseau, la statue fit donc surface au milieu du sanctuaire de Samothrace, au nord de la mer Egée. L’exposition temporaire propose notamment une reconstitution numérique de cet ancien lieu de pèlerinage où elle aurait été bénie des dieux grecs. Aujourd’hui, son pouvoir de fascination a traversé les siècles et l’émotion suscitée par sa splendeur opère toujours.

Infos utiles

Musée du Louvre (Paris Ier) : tous les jours de 9 h à 18 h (sauf le mardi), et jusqu’à 21 h 45 lors des nocturnes du mercredi et vendredi. Tarif : 15 €, gratuit pour les – 18 ans. Rens. : 01 40 20 53 17.

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